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Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité

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nonsos

Boule de cristal


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MessageSujet: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:33

anya lindholm



L'on se pose souvent la question de qui nous sommes. Je peux aujourd'hui affirmer, après avoir réfléchi des nuits durant que je ne sais pas. D'abord humaine, puis exilée, nonsos perdue et louve en exile. d'origine japonaise née d'un père russe. Certains sont perdus pour moins que ça. Surtout lorsque la situation ne le permet pas. Je me souviens encore du jour où j'ai tué pour la première fois et où je me suis enfoncée dans les ténèbres. L'on me le reproche souvent, mais mon intérêt est unique et se centre sur moi-même et une autre personne. Je ne suis pas si sombre, je suis juste une âme damnée, une demoiselle aux passions du corps et du cœur.
Je suis perdue, je suis rentrée dans une froide nuit et j'aime cette nuit comme jamais je n'ai aimé. Les ténèbres se sont emparés de moi et la terreur des pauvres mortels est une drogue dans mes veines. Un poison qui m'emmène vers d'autres cieux, loin des horreurs que sont la niaiserie, la stupidité.
Cependant, je crois qu'un cœur sans doute est perdu, le doute m'accompagne donc dans toutes mes valses, de la vie à la mort je ne perds jamais mes hésitations, elle me porte vers l'avant.


accréditation magique

Jambo, peuple d'AutreMonde! Mon nom est Anya Lindholm et j'appartiens à la race des loups-garous. La notion d'âge est très abstraite dans notre univers mais sachez que j'ai 25 ans. Physiquement, j'ai l'air d'avoir 20 ans, ce qui est généralement un avantage. Enfin, plus ou moins... Je suis née àTokyo, dans le beau pays du Japon, sur cette belle planète qu'est la Terre, le (date de naissance autremondienne). Comme je suis du genre sérieuse, je suis actuellement célibataire. D'ailleurs, niveau sexualité, je suis très ouverte d'esprit, puisque je suis bisexuelle. Sinon, je suis une nonsos et j'effectue le métier de mercenaire et trafiquante d'armes. Ma maîtrise magique s'élève à 0/2000 [maximum 500/2000]. Sinon, je suis officiellement le sosie de Lyndsy Fonseca. Cooool, hein?!



Derrière l'écran

Je m'appelle Leris, j'ai 15 ans et je vis (votre pays). Je suis disponible, je crois que mes disponibilité sont assez importante, je vais finir par devenir une campeuse :yeah:, j'ai connu le forum depuis Wonderland, je suis tombée dans un trou, et je ne suis pas prête d'en ressortir.mouahaha et je trouve que je pense que vous devriez me dire combien je suis géniale.:pasmoi: Je pourrais peut-être avouer que vous êtes merveilleux :yeah:




Dernière édition par Anya Lindholm le Dim 18 Aoû - 11:59, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:34

I'll tell you a story



Scène 1 :C’est souvent comme ça avec la féerie : l’horreur n’est jamais loin

« Regarde, c’est la pleine lune, chuchota le jeune garçon à son oreille, avant de lever à nouveau les yeux vers le ciel. »
Allongés sur le sol, ignorant la fraîcheur de la nuit, ils restèrent un moment silencieux, comme béats, rendus muets par le spectacle qui s’offrait à leurs jeunes yeux. Dehors, l’hiver balayait les plats paysages japonais d’un vent froid qui avait chassé les nuages, et sifflait sinistrement entre les arbres. Au milieu, pâle et ronde, brillait la belle lune, dont l’éclat blanc pénétrait aisément par la petite fenêtre, éclairant d’un trait blafard l’une de ses prunelles.
« Il ne faut pas sortir ce soir, murmura-t-elle à son tour en tournant un regard grave vers son frère.
-Pourquoi ?
-A cause des grands loups. Ils sortent seulement les soirs de pleine lune. Le reste du temps, ce ne sont que des êtres humains.
-Anya… qu’est-ce que c’est, les grands loups ? demanda-t-il d’une petite voix, n’osant élever le ton.
-N’as-tu jamais entendu ce qu’a dit maman ? répondit Anya sans quitter la fenêtre des yeux. Les grands loups sortent les soirs de pleine lune… pour manger les enfants. Ce sont des âmes que l'on a abandonné sans sépulture. L'on raconte qu'ils descendent du légendaire roi Lycaon, le,premier des lycanthropes»

Fasciné par les paroles effrayantes, sa voix basse et ses prunelles brillantes laissèrent échapper un « oh » stupéfait. Il se serra légèrement contre sa sœur, n’osant soudain plus lever les yeux vers la lune.
"-Mais, Anya… comment le roi est-il devenu un loup ? chuchota-t-il après un silence.
- C'est une histoire horrible, Dimitri. Lycaon était un roi d'Acardie. Il avait 50 enfants bien bâtit. Il était puissant, tellement qu'il en était à mépriser les Dieux. Zeus, seigneur et des cieux et roi des Dieux se présenta sous les traits d'un mendiant pour le mettre à l'épreuve. Le fourbe servi de la chair humaine, Zeux fou de colère le transforma en loup."
Elle allait reprendre, quand soudain, une porte claqua. Avec un cri de stupeur, ils se redressèrent, prêts à fuir l’horrible créature aux longues canines qu'ils imaginaient déjà voir arriver. Les yeux grands ouverts, elle pouvait presque la voir, avec son épais poil noir, ses prunelles rouges-sang, ses longues griffes acérées…
« Oh, mère… souffla-t-elle soudain, presque déçue. »
Avec un sourire, Akari ouvrit la porte de la pièce dans laquelle dormaient les deux enfants. Prenant son fils dans ses bras, elle le glissa dans les draps tandis que de l’autre côté du lit, Anya grimpa promptement auprès de son frère, bien résolue à obtenir une histoire. Sachant d’avance qu’elle céderait, Akari s’assit à son tour sur les couvertures, dévisageant un instant ses deux jumeaux. Son fils ainé, celui qu'elle aimait et qui la protégeait toujours. Dimitri, malgré tout son amour ne serait jamais celui-ci. Quel garçon étonnant que son frère Hikaru, enfin demi-frère.
« Très bien. Mais après cela, Anya, je veux que tu ailles dormir
-Oui maman, acquiesça-t-elle machinalement. Raconteras-tu une histoire de princesses, ou celle des poissons qui remontent la cascade ?
-Ou alors une histoire de dragon, surenchérit Dimitri.
- Écoutez, vous verrez ! Il était une fois, dans un beau pays dont on ignore encore le nom, deux princes et une jolie princesse…
- Suis-je cette princesse ? coupa Anya, les yeux brillants.
- Ayna, laisse-moi finir et tu sauras tout bientôt : c’est une jolie histoire… »

Il était une fois : c’est ainsi que commencent toutes les histoires. Mais si l’on y trouve souvent princes, princesses et dragons, toutes ne peuvent être belles.
Ainsi débute celle d'Anya. Mais à votre tour, lecteurs, écoutez, soyez attentifs, n’interrompez point… et n’espérez pas trop. Car celle-ci n’a rien d’un joli conte pour enfant.


Scène 2 : L'humanité est au plus bas, quand elle doit se serrer les coudes

Il s’agissait d’un véritable rideau de flammes qui s’élevait des tourelles du château fort. Monument ancestral datant du XVIème siècle mais encore très bien conservé jusqu’à présent. Le feu léchait impitoyablement pierre après pierre et anéantissait des siècles de labeur humain ! A l’extérieur, le chaos était le même. Des hommes en noir étaient en train de tout détruire. L'un des groupes tenait en joute les habitants du coin. Il avait une femme d'une trentaine d'années, un enfant de 5 ans et une adolescente.  L'un des gardes tentait de l'arracher à sa mère. Elle hurlait à s'en arracher les tympans. Les hurlements s'arrêtèrent quand celui qui semblait le chef la frappa. Elle s'écroula à terre
L'horreur de la scène, l'enfant s'accrochait à elle-même. Elle n'avait aucun moyen de les aider, même un moyen de s'aider elle-même. Anya avait eu de la chance d'échapper à cette rafle. La femme deviendrait sans doute une esclave et la fille une catin. Elle avait peur pour l'enfant, elle voulait l'aider. Ce serait suicidaire, mais elle le sauverait... Si Dieu est avec elle. La femme ne voulait absolument pas lâcher son enfant. D'un coup, elle se prit une baffe qui l'envoya valser. La pauvre victime tomba à ces côtés, d'un signe lui dit de rester cacher et montra avec fierté ses marques de coups. Horrifiée, la jeune russe ne pouvait même pas détournée les yeux. Qu'avaient-ils fait pour mériter ça ?
Tokyo était devenu la ville de tous les crimes. Le Monde s'écroulait, les ressources manquaient de toutes parts. Il n'y avait qu'une seule loi et on ne gagnerait pas avec elle. On pouvait seulement se contenter de ne pas perdre. L’entraide n'avait plus sa place. Chaque jour apportait son lot de famine, de viols, de meurtres. Le sang coulait sans arrêt, pour un morceau de pain l'on coupait une tête. L'humanité ne valait pas mieux qu'un vulgaire troupeau. C'est là-dedans qu'Anya grandit, entre meurtres et viols. L'on ne l'a jamais touché, elle était une privilégiée. Entre tuer ou être tuer mon choix à vite été fait. La vérité, c'est que ses parents tuaient, qu'elle était inutile.
Elle n'osait plus bouger, elle savait qu'ils étaient entrain de souiller ses pauvres filles. Elles ne hurlaient presque plus, la vie en elles s'était résigné à attendre que la mort vienne les délivrer. Et je restais ainsi jusqu'à ce que la nuit tombe et que les cris cessent.

Scène 3 : La trahison ne réussit jamais, car, lorsqu'elle réussit, on lui donne un autre nom

Encore des larmes, encore une fois, Anya s'était réfugiée aux toilettes. Elle était couverte de bleus, et la douleur la faisait grimacer. Elle avait l'impression que le monde entier lui en voulait. La vie n'était plus que la loi du plus fort, les gros poissons mangent les petits, et elle avait toujours été trop chétive, trop faible pour pouvoir se sortir de cette brimade incessante.
Depuis que la Terre continuait de se détruire, les yakuzas n'avaient que de se proliféraient. Jamais le monde n'avait été si horrible. Elle ne devrait pas me plaindre, sa famille avait toujours eu des liens avec ces maîtres de l'ombre. Mais aujourd'hui, l'on voulait les quitter, et peut-être même partir. Elle sortit enfin, elle avait rendez-vous avec mon père. Les rues étaient devenues des déserts, avant actives et pleines de monde, Tokyo n'était plus la même.
Anya vit son père, accompagnée de sa mère au loin. Son père était brun avec des yeux bleus magnifiques, à tomber. Sa mère avait des cheveux noirs, lisses comme des baguettes et des yeux noisettes. Elle était d'origine japonaise et son père était l'un des générales des yakuzas. Elle avait hérité d'un mélange des deux, avec des cheveux sombres et des yeux tout aussi sombres, mais des traits bien occidentaux.
Le silence dans la rue laissait présager une horreur. Jamais elle n'avait eu aussi froid au cœur de Tokyo. tout était très sombre, trop sombre. Elle avait peur, son instinct lui hurlait de s'enfuir, de sauver sa peau. Elle portait une tenue traditionnelle, trop courte. La pluie s'est même jointe à nous. Elle détestait cette impression. Ses vêtements trop petits collés à sa peau, mettant que trop en avant ses formes.
Soudain, un cri. Sa mère, c'est sa voix; elle court vers l'origine. Son père, sa mère. Ils étaient sous le joug d'une vingtaine de mafieux. Apparemment, Ils étaient en disgrâce. Apparemment, elle allait mourir. Cette constatation ne lui fit ni chaud ni froid. Elle continue de courir vers eux, jusqu'à ce que tous les regards se tournent vers elle. Un homme blond l'attrape par le col et hurle :
-T'es qui morveuse ? Qu'est-ce que tu veux ?
Il l'étranglait à moitié, elle avait mal, assez pour avoir envie de hurler à la mort. Il la secouait comme une vulgaire poupée de chiffon. Son pistolet traînait à sa ceinture. Il n'en avait même pas besoin. Elle était faible, comme d'autres sont forts. C'est la seule loi de la nature.
-Pas touche à mes parents, haleta-t-elle en se débattant.
Une étincelle s'alluma dans ses yeux, et il me tourna vers ses parents en crachant :
-On m'avait demandé de les tuer, mais je vais le faire sous tes yeux, lentement, ta mère est bien jolie, je devrais pouvoir en tirer une belle prime avant de lui donner la mort.
Il la mit à genoux et la força à regarder, l'un des hommes attrapa sa mère lui tira les cheveux et découvrit sa gorge. Le silence se fit, elle ne savait pas ce qu'il allait se passer. Soudain, un coup de feu et sa mère s'écroula à terre, une rose de sang sur la poitrine. Son père avait sorti son pistolet et avait tiré. Une balle en plein cœur. Akari avait un sourire joyeux sur les lèvres, signe de son assentiment pour la décision de son mari.
-Désolée Akari, je n'ai pas su te protéger.
Un homme tua alors son père, les traits déformés par la colère. Elle cessa alors toutes véhémences de fuites, ne bougeant plus, il allait aussi la tuer. L'on la lâcha et le choc contre le sol, dans le sang de sa mère. Elle se mit à hurler, comme si on lui avait arraché le cœur, ce qui n'est peut-être pas si faux. Elle n'en pouvait plus, ses cordes vocales allaient lâcher, ses yeux se tarirent, son souffle était bas. Entre les larmes, elle vit le pistolet, le prit et le cacha sous ses vêtements, contre son cœur. L'assassin la reprit par le bras.
-Elle a fini de gueuler la puce. Je vais te laisser là, tu n'auras qu'à aller tout rapporter aux Ponyos de ton papounet.
Il l'attrapa, l'embrassa, forçant sa langue dans sa bouche et il la laissa au sol, sous la pluie battant. Le froid la faisait grelotter, elle ne sentait ni ses muscles, ni même la vie. Ses parents la baignaient de leur sang, mais lentement, les tâches se dilueraient sous la pluie. Le sol ne gardait déjà plus la moindre trace d'eux.  

Scène 4 : Le plus grand péril se trouve au moment de la victoire

La douleur n'était toujours pas complètement partie, comme une blessure mal cicatrisé. Les maigres repos que lui accordaient son esprit tourmenté ne suffisait plus. Dimitri désespérait de la voir un jour de nouveau sourire. Il avait grandi son petit Dimitri, oublié le petit garçon terrifié par les grands loups. Il avait 15 ans, de larges épaules et les yeux de ceux qui ont grandi trop vite. Bien évidemment, ils s'étaient débarrassés des assassins de ses parents. Comment pourraient-ils changer ce monde absurde ? Comment pourrait-il ressusciter leurs parents ? Même si ils les avaient étranglés, qu'est ce que ça changeait à la dure vérité ? Anya avait bien failli sombrer dans la folie à la mort de ses parents, elle avait manquée de justesse la sombre nuit qui suit la Mort.
Pour le moment, elle profitait pleinement de son maigre répit. Dimitri l'avait laissé avec un ami à lui.
Les yeux mis-clos, Anya s'était plongé dans l'observation d'un oiseau. Son ami s'appelait Takeshi, elle sentait sa présence à ses côtés. Il avait un an de plus qu'elle, malgré tout elle adorait être avec lui. La chaleur les avait poussé à se réfugier sous l'ombre d'un chêne. A la demande d'Anya, mais maintenant, elle voulait bouger, sens cesse s'offrir à la courbe du vent.
"-Sais-tu jouer au go ? Demanda soudain Takeshi.
-Pas très bien. Dimitri se moque souvent de ma nullité.
-Je pourrais t'apprendre, même si tu ne joueras jamais aussi bien qu'une vraie japonaise, tu n'as même pas le prénom, se moqua-t-il tandis qu'elle lui assenait une pichenette. "
Elle se rapprocha de lui, d'un geste enleva la mèche qui couvrait son oreille et lui murmura :
"-J'ai un prénom japonais... Aïka, souffla-t-elle après un silence.
Elle s'éloigne, soudain gênée. Il s'approcha et la rassura. La trahison laissait un goût amer en elle. Il lui prit la main.
"-J'ai une histoire à te raconter. Connais-tu Jeanne d'Arc ?
-Ce nom m'est inconnu. Mais tu sais que j'adore les histoires. Raconte-moi.
-Il y a bien longtemps, l'Angleterre pris la France. Toute la partie nord était prise. Celui qui aurait dû être le roi Charles VII, était surnommé le prince Charles. Sa femme quémandait des vêtements et tous pleurés leurs trônes perdus. Mais un jour, une pucelle nommée Jeanne entendit la voix de Dieu. Jeanne D'arc, la vierge qui libéra Orléans, la patriote qui hissa Charles sur le trône. Mais, plus tard, la pucelle fut abandonnée aux flammes car elle gênait Charles VII. Celui qui lui devait tout l'a trahi, comme une simple servante qu'on congédie.
-La pauvre...
-On raconte d'ailleurs qu'elle devint l'instrument du paradis.
Jeanne avait une maréchal, Gilles de Montmorency-Laval, baron de Rais et Comte de Brienne. Une légende dit qu'il était tombé amoureux de la fille qui avait entendu Dieu. Mais lorsqu'elle mourut, Gilles ne comprit pas pourquoi Dieu l'avait abandonné. Si Il n'existait pas...
-Qu'a-t-il fait ?
-Il a pris la vie de 500 jeunes hommes, il utilisait leur sang et leur os dans son alchimie. Il est démoniaque et surtout, il refusa de se repentir de ses péchés. L’alchimiste fut prisonnier des prêtres. Celui qui est sali de tous les crimes de Dieu, celui qui a commit l'adultère avec un garçon. Le duc de Montmorency fut pendu. Je pense qu'il refusa de brûler dans les flammes du purgatoire, qu'il ne se repentit jamais. Je pense qu'il est devenu un démon.
-Quelle histoire horrible. Les pauvres."
Dans un tremblement, elle se réfugia dans ses bras. Elle se sentait proche de ce Gilles. D'un geste, il prit sa bouche et l'embrassa. Elle se sentait étrange, mais tellement bon. Pour la première fois depuis longtemps.
Les deux jeunes gens n'entendirent pas les bruits de pas qui venaient vers eux aussi eurent-il un grand sursaut lorsqu'une voix grave et glaçante interrompit leur conversation :
"-Lâche ma sœur, traitre."
Devant elle se tenait Hikaru. Il avait le visage furibond, il annonçait un désastre. Il doutait de tout, trop.
"- Tu n'as pas le droit de la toucher, rugit Hikaru qui s'avança à sa portée et le gifla si fort que Takeshi tomba à la renverse.
- Ne raconte pas de bêtises, s'écria Anya exaspérée, Takeshi ne m'a rien fait !"
Le regard plein de haine que portait Hikaru sur Takeshi lui arracha un frisson. Il se mit à battre Takeshi, le pauvre ne hurlait pas, ne criait pas. Dimitri l'arracha les larmes aux yeux à Takeshi battu. Anya se tourna et se jeta dans les bras de son frère. Elle savait que l'un des deux allait mourir et dans tous les cas, elle serait perdante.

Scène 5 : Les larmes ont toujours de nouvelles offres à faire

"-Tu dois partir ! Maintenant !"
Anya se débattait comme une folle. Elle semblait complètement prise dans un autre monde. Elle ruait et tentait de se sortir de l'emprise de Dimitri. Il tentait de l'empêcher de s'enfuir. Elle hurlait et se débattait comme prise de démence.
"-On peut le sauver ! On va y arriver !, hurlait-elle."
Dimitri la secoua et la plaqua contre le mur. Elle se débattit quelques instants avant de se rendre compte que toute résistance était vaine. Et elle s'écroula par terre. Encore une fois. Les larmes coulèrent longtemps, mais lorsqu'elle se releva, elle était impassible. Ses yeux brillaient plus qu'à l'accoutumé, seule trace de sa tristesse intérieure.
"-Anya, murmura Dimitri."
"-Ne tente pas de me plaindre ! Tu as perdu autant que moi et je n'ai été qu'un poids. Je veux juste savoir...
-Comment il est mort, demanda Dimitri d'une voix dur. Comme il a vécu, face à ses ennemis. Il est allé venger nos parents. Tu sais que la famille de maman à décider de l'aider à se venger. Hikaru a été courageux."
Elle baissa les yeux. Hikaru, il l'avait toujours protéger de tout, la vie n'avait été qu'un long fleuve tranquille avec lui. Pour Dimitri, il avait été un exemple, j'étais sa petite colombe et aujourd'hui qu'étais-je ?
"-Il est mort comme il l'aurait voulu, au combat. Une arme à la main.
-C'est faux Anya, annonça-t-il s'attirant le regard terrifié de sa sœur. Il faut être proche de ses amis et dans le dos de ses ennemis, et Takeshi a respecté cette maxime comme l'honneur d'un samouraï."
L'horreur se peignit sur le visage de la jeune femme. Elle savait que son impassibilité se décomposait. La puissance ne s’acquière pas par de pures et nobles chemins. Elle le savait bien, c'est elle qui l'avait dit à Takeshi. Pourquoi devait-il être son ennemi ?
"-Il est l'heure de partir Anya, je te rejoindrais lorsque le temps sera venu. Je me suis toujours caché derrière les hommes, le temps n'est plus."
Elle le serra de toutes ses forces dans ses bras et lui embrassa le front. Ses larmes ne couleraient plus et son frère la rejoindrait. Son si cher Dimitri, sa seule est unique famille, le seul qui partage le même sang qu'elle.  




Dernière édition par Anya Lindholm le Sam 31 Aoû - 11:00, édité 26 fois
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:34

I'll tell you a story



Scène 1 : Les langues ont toujours du venin à répandre

La Terre allait tomber. Le sang coulait sans arrêt, chaque répit n'apportait que de nouvelles calamités. Les hommes mourraient chaque jour, sous le coup des maladies ou des attaques des hommes. Les temps de paix n'était que de mauvais souvenirs, le monde entier coulait dans la folie. Et jamais elle n'avait eu l'impression d'être autant à ma place. Ils nous avaient tous réunis dans le hall d'un aéroport. Les portes de Transferts étaient ouverts à tous les émigrants, sous le contrôle des faibles autorités qui restaient sur la planète bleue. Mais un peu d'argent et l'on passait devant toutes les files d'attentes.
Souvent, des bagarres éclataient dans le hall où ils étaient parqués. L'on m'avait cherché quelques menues problèmes aux débuts, des histoires stupides de places. Un coup de pied bien placé et le problème fut réglé. Elle se souvient du moment où elle avait passé la porte. Le soulagement d'abord, jusqu'au plus profond de mon être qui s'est rapidement perdu dans la cohue de l'arrivée. Soudain, la douleur, jamais elle n'avait eu autant mal, elle échouait sur le tapis à la sortie de la Porte, ses compagnons d'exils me prirent et l'emmenèrent dehors, là ils m'abandonnèrent. Cette mort avait le goût amer de la traîtrise. Elle avait mal, tellement qu'elle finit par perdre conscience.

Elle se réveilla dans la forêt, à son grand étonnement, elle ne baignait pas dans son propre sang. Elle ne pouvait pas bouger, elle peinait à entre-ouvrir une paupière. C'est ça la mort, pensa-elle, dédaigneuse. Ennuyeux soupira-Anya. Une éternité à ressasser sa courte existence. Des voix la tirèrent de sa léthargie.  
-Elle se réveille Tareg. Sa paupière a bouger.
-Calme-toi Fiora, soupira sans doute Tareg. La pauvre doit avoir très mal à la tête, et tes hurlements donneraient la migraine à n'importe qui.
Elle n'était peut-être pas morte. La douleur restait et elle avait toujours aussi mal de partout. Son énergie semblait avoir quitté chaque parcelle de son corps, l'emmurant dans une prison de pierre, comme semblable au regard de Méduse. Elle gigotait encore, enfin elle tentait. Anya ne put que murmurer une supplique :
"-De l'eau"
La voix masculine se fit de nouveau entendre. Sa présence était rassurant, lui rappelant celle de son père. Il lui fit avaler une potion. Elle se sentait déjà mieux, et l'eau la fit se sentir vraiment mieux.
"-Qui es-tu ? Articula la mourante, la voix pâteuse.
-Je suis Tareg, un loup-garou, l'autre est Fiora une louve aussi. Je t'ai trouvé dans les bois, et je t'ai ramené ici.
-Merci, tu m'as sauvé la vie. J'ai une dette éternel envers toi. "

Scène 2 : L'envie ronge les envieux comme la rouille ronge le fer

Anya fixait sa maîtresse avec une haine féroce qui lui étreignait le cœur depuis trois longues années. Robe magnifique, coiffeur attitré, bijoux étincelants autour de son cou grassouillet, la dame s'admirait devant le psyché de son imposante chambre à coucher. Son orgueil était à la taille de son embonpoint, énorme et elle prenait depuis toujours un plaisir sadique à la narguer.
L'arrivée sur AutreMonde fut horriblement dure. Elle partit sans le sous, la pauvre fille n'avait qu'un simple poignard et des vêtements. Elle survécut tant bien que mal, avec les armes que la Nature lui a donnée : son caractère et sa beauté. On ne devait pas se mentir, l'on la choisissait pour son physique, pas pour l'alchimie que l'on pouvait éprouver en voyant sa personne et en découvrant son esprit. L'on raconte qu'elle est une sirène. Attirante, avec un sale caractère, il paraitrait aussi qu'elle est jalouse, envieuse, et l'une des pires langues de vipères. Un noble avait fini par l'engager, pour servir sa fille de son âge.
"- Viens lacer mes chaussures !"
Et oui, elle ne prenait pas juste plaisir à la narguer mais aussi à l'humilier, adorant la voir à quatre pattes laver les sols ou à genoux devant elle. Elle s’exécutait donc comme toujours, avec cette rage au cœur qui la faisait détester sa condition et sa misère. Sa maîtresse était pire que toute ! Détestable, ignoble et laide ! D'ailleurs elle prenait souvent sa revanche avec son avantageux physique malgré sa maigreur, car si elle jalousait la richesse de sa maîtresse, l'autre jalousait sa beauté.
"-Pourquoi es-tu si avenante dans tes guenilles pauvresse ? Tandis que moi je repousserai même un mort !"
Dissimulant un sourire mesquin et se mordant la lèvre de jouissance, Anya baissa la tête en signe de fausse soumission. Ce geste sembla calmer la peste à laquelle elle devait obéir, elle sortit et elle promit de se venger. Un mort ne voudrait pas d'elle consentante, mais pour un viol, n'importe qui accepte n'importe quoi. A cheval volé, l'on ne regarde pas les dents.

Scène 3 : La Mort a toujours tort

"-Anya, arrête! Il ne t’a rien fait!
-C’est juste un animal, Fiora.
-Tu es atroce !"
Anya tenait la mésange dans son poing gauche et de sa main droite, fit tourner la tête de l’oiseau.
-Arrête tout de suite! C’est horrible !
Mais elle n’écoutait déjà plus sa compagne et lentement, elle fit tourner un peu plus la tête de l’oiseau jusqu’à un petit craquement d’os. L’oiseau ferma les yeux, le petit corps retombant mollement sur le sol, sous les yeux embués de sa compagne qui frappa Anya.
"-Tu es horrible !
-Il n’a pas souffert, lâcha-t-elle simplement en haussant les épaules.
-Qu’en sais-tu ?"
Le ton atone de la jeune fille effraya quelque peu la si chère Fiora, qui la suivi non sans avoir jeté un œil à l’oiseau mort. Le beau rossignol avait perdu sa splendeur.
"-Dis, j’espère que tu ne fais pas ça pour te venger de ta maîtresse ! s'offusqua Fiora.
-Pas du tout! Je regarde simplement jusqu’où peut tourner le cou d’un oiseau.
-Tu es odieuse ! Horrible, se répéta la louve"
Elle ne pouvait se l’expliquer, mais Anya ressentait ces besoins de destruction, comme pour prouver que les punitions infligées ne la rabaissaient nullement. Ces besoins prenaient dans son être une place de plus en plus grande. Rien ne rentrait dans son caractère rebelle, aucune autorité n'arrive à mettre à genoux la pauvre enfant, plus si malmenée par le monde.
"-C'est mal Anya. On ne tue pas quelqu'un pour ça, surtout pas un être aussi innocent."
Elle jetait un regard soudain confus à sa compagne. Les appels incessants de sa conscience lui parvenaient enfin. Elle était de plus en plus basses et perdait à chaque instant de leur impact. Le mot innocence était de plus en plus dissonant. Même cet oiseau avait dû tuer.
"-Promis, je ne le ferais plus."
Pour combien de temps sa promesse tiendra-t-elle ? Une semaine, deux tout au plus. Ces besoins s'emparaient d'elle comme la gangrène. Fiora, pour le moment si innocente, pourrait bien finir comme mon double maléfique, la folie en moins.

Scène 4 : La seule chance que vous avez est celle que vous vous créez

Elle s'était encore enfuie. Anya savait qu'une fois encore, Adénäé allait me faire fouetter. Cette petite pensait encore pouvoir me rabaisser. A chaque jour apportait son lot de déshonneur. Si Adénäé pouvait inventer chaque jour de nouvelles corvées, un simple regard d'un garçon sur Anya la mettait dans une ire des plus sombres. Mais elle s'en fichait, elle profitait de l'air sur son visage. Ils étaient en plein cœur du continent interdit, celui que les Autre-mondiens ont autrefois dénigré, le Tatumalenchivar. Une simple dictature, des secrets et ils avaient tous été pris dans le mensonge. Les Dragons n'avaient plus vraiment de pouvoir et les Loups commençaient enfin à prendre un contrôle sur eux-même. Un contrôle approximatif. Elle retrouve encore un loup aujourd'hui. Il s'appelait Tareg et je crois qu'on peut dire qu'elle l'a aimé. Sa dette est lourde envers lui, il la trouvait, la soignait. Aujourd'hui, il l'empêchait de sombrer dans la folie, peut-être même la sociopathie. Avec lui, elle courrait dans les bois. La vérité, c'est que sans lui, elle serait morte. Dans ce monde, elle n'était qu'une simple servante, sans pouvoir, sans force sans rien, mais avec un ami. Peu peuvent prétendre en avoir autant. Combien ont le pouvoir d'affirmer qu'ils se sacrifieraient pour eux ?
-Attends-moi. Tu sais bien que je ne suis pas un Loup, je ne suis pas au sommet des performances physiques d'un être humain. Je ne suis qu'une simple humaine...
Elle vient de lancer un froid sur la discussion, il se retourna et la dévisagea. Il me regarde, en ce demandant ce qu'il pourrait bien faire pour m'aider, me sortir de cette impasse. Refroidissons l'atmosphère. Tareg s'approche et prend le visage d'Anya dans ses mains. Il fait une tête de plus qu'elle et avait des épaules larges. Déjà peu épaisse, la jeune fille ressemblait à une brindille.
"-... Je ne suis pas un monstre comme toi, acheva-t-elle"
Elle rit comme ci c'était une bonne blague. Il semblait avoir une idée. Intelligente, ce n'est pas dit, mais une idée est toujours bonne à prendre. Il lui caressa la joue et pris sa main en la serrant fort. Les jointures craquaient, la force du puissant.
"-Je sais ce qui pourrait faire de toi une Reine parmi les femmes. Tu pourrais être une Louve ! La magie n'est la propriété que des faibles. Ils asservissent, mais le courage leur est inconnue. Le pouvoir te viendra avec les capacités lupines.
-Tu... Crois ? Impossible, bégaya Anya.
-Impossible n'est pas loup ma chère, assura-t-il, et tu le sauras bientôt. Je veux cependant te prévenir, la douleur ferait hurler un mort."
Anya serra sa main, sa force était faible comparé à celle de ses amis, même Fiora l'aurait décapité d'un seul coup.
"-Seul l'argent nous blesse vraiment. Tu as deux solutions. Évite-le comme la peste ou habitue-toi à sa présence. Un poignard et argent avec un manche en fer te permettra toujours de tuer un grand nombre de loup-garou."
Il y a tellement longtemps qu'elle n'avait pas souri ainsi. Anya y avait pensé dans un soir de déprime, mais jamais elle n'aurait cru qu'il me le proposerait. Elle allait accepter, quitter "sa maîtresse" et enfin obtenir sa véritable place, celle qu'elle mérite et qui l'a toujours attendu. Auprès de son meilleur ami.




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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:34

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Scène 1 : La beauté est la seule vengeance des femmes

Elle riait à gorge déployée, tandis qu’on me poursuivait dans le dédale des couloirs du palais. Anya était dans la capital du palais du continent interdit. Il s’agissait de celui sur lequel elle avait jeté son dévolu. Certes Tyron était charmant mais bien trop jeune, de plus il s’agissait d’un ami ! Elle préférait nettement ne pas tomber dans ses bras, même mariée. Non Jaime était la cible parfaite !  Il était certes, très vieux, mais il n'en mourrait que plus vite et il est riche comme Crésus. Elle le menait par le bout du nez depuis plusieurs semaines. Résistant à tous ses caprices, refusant ses cadeaux, des rencontres au crépuscule, elle se faisait désirer, me montrant même cruelle en le dédaignant. Il fallait au moins ça pour obtenir une demande en mariage. Ils avaient gagné le jardin du palais, désert à cette heure matinale, et c’est sans protester qu’elle se laissa ceinturer et chuter dans l’herbe.
"-Coup bas  ! Tu sais bien que mes chaussures et ma robe me ralentissent dans ma course !"
Fringuée comme une idiote. Tout ça pour faire plaisir à un stupide seigneur du Lancovit. Odieuse tenue. On couvre le haut pour mieux découvrir le bas.
"-Sois bonne perdante et offre-moi ce gage que tu m’as promis !
Elle entourait de mes bras le cou de son prétendant et lui accordai un baiser. Pur et chaste, il ne fallait pas hâter les choses et lui donner ce goût de revenez-y !
- Quant à la robe, je me ferai un plaisir sois en certaine de te l’enlever, si cela peut faciliter tes mouvements !"
Elle parut outrée de ce ton direct et de ces mains baladeuses qui tentaient de relever ses vêtements. Elle se laissa faire quelques instants, puis d'un coup sec, elle le repoussa. Je fis une moue boudeuse et croisa les bras. Il trouva sans doute ça irrésistible car il se pencha sur son cou dans le but d’y déposer une dizaine de baisers.
"-Non non non ! Tous nos petits jeux sont bien amusants mais ils n’iront pas plus loin !
-Tu es adorable lorsque tu es jalouse !"
Jalouse ? Moi ?
"-Bien sûr que je le suis ! Puisque je t'aime … Enfin … je veux dire …"
Cette déclaration tout à fait calculée, qu'Anya tentais sciemment de faire apparaître la plus innocente et sincère possible.

Scène 2 :La vie est une maladie mortelle

Aujourd'hui, est un jour à marquer d'une pierre noire. La nuit de noces avait été horrible. Son mariage était avec un vieil homme de 65 ans. Déjà quatre mois qu'elle supportait cette parodie d'homme. Son contact me répugnait et les larmes coulaient trop souvent. Elle ne comprenait pas comment faisait les catins pour endurer pareil contact à longueur de nuit. L'idée d'une aiguille l'avait si longtemps effleuré. Le but est de finir en vie, si après la mort de son mari, elle finit condamnée à mort. Aucun intérêt. Anya n'en pouvais plus et rêver chaque soir de l'étrangler ou même de le poignarder. Et ce soir ne dérogeait pas à la règle. Elle frissonnais à chaque caresse et mon mari le sentait bien. Tout en suivant la courbe de ses seins, il lui murmura :
"-Demain, je t'offrirais une nouvelle tenue. Mais avant, je veux te dévorer entièrement. Tu es une femme et l'on n'obtient rien sans rien. "
Elle ne bougeait pas, se laissant faire et tentant de ne pas le contrarier. Il continua ce qu'il avait commencé. Profitant du corps presque parfait de sa femme. Ses caresses finirent par se faire plus pressantes. Il couvrait son corps de sa bave. N'était-elle donc qu'une simple marionnette entre ses bras. Le regard dans le plafond, elle subissait. La jeune louve connaissait par cœur chaque fissure de ce plafond, elle aurait pu les dessiner les yeux fermés. Il lui arrivait même d'oublier pourquoi elle était ici. Elle était devenue une louve parmi les louves, une femme parmi les femmes. La douleur de la transformation pour subir encore. Toujours subir. Mais sa cicatrice lui rappelait l'horreur de sa vie d'avant. Priant tous les dieux de se sortir de ce mariage. Il mourrait sans doute bientôt, par l’œuvre de n'importe qui. Elle était une épouse aimante et dévouée, elle resterait stoïque. Lorsque son mari partit enfin, Anya tremblait encore. N'était-elle donc qu'un simple objet. Elle ne servait qu'à être celle qui servait comme diamant, le plus beau joyau de sa collection. Elle se sentait sale, mais c'était pour le bien de sa famille. Elle pourrait accueillir dignement Dimitri. Elle était persuadée qu'elle faisait de son mieux. Elle voulait se laver, être enfin propre, débarrassée des moments passés avec son mari.

Scène 3 : Le mariage est l'enfer de l'homme. Mais surtout de sa femme...

Si elle le pouvait, elle le tuerait de ses propres mains. L'idée lui avait d'ailleurs plusieurs fois traversé l'esprit, mais jamais l'occasion ne s'était vraiment présentée. Dernièrement, elle avait même pensé à l’étouffer dans son sommeil, mais son mari était nuit et jour accompagné d'au moins un serviteur qui veillait à sa sécurité. Foutus Nobles, maudit soit-il. Et foutu magie, elle ne pouvait que très peu face à elle. En effet, bien que sa régence soit terminée, il ne désespérait pas de se faire nommer pour une énième fois à la tête du moindre poste de pouvoir que pouvait contenir le Lancovit. Et pour ce fait, il valait mieux pour lui qu'il reste en vie. Il aurait donc été difficilement possible pour sa pauvre personne de s'introduire dans sa chambre et de le laisser mort derrière elle sans éveiller quelques soupçons. Alors bons nombres d'autres plans avaient été échafaudés, mais jusque-là, tous avaient échoué. Pourtant à chaque fois, elle n'avait pas fait dans la dentelle. Sa dernière tentative d'assassinat remontait à quelques jours seulement mais encore une fois elle avait échoué. Comme quoi même les assassins étaient minables ici... La Terre ne grouillait peut-être pas de Sortceliers ringards et de puissantes créatures, mais trouvait un Assassin pour trois pièces. Il y a avait bien cette guilde, mais elle n'avait ni confiance, leur honneur était sans doute trop grand, ni l'argent. Ce serait peut-être merveilleusement jouissif d'assassiner son mari avec son propre fric, mais assez peu discret. Surtout que les directives qu'elle leur avait donné étaient si simples que même sa femme de chambre aurait fait mieux qu'eux : tuer Jaime et tous ceux qui se trouvaient avec lui. Mais non ! Bande d'incapables qu'ils étaient, c'étaient eux qui s'étaient fait lamentablement éventrer par quelques hommes peu armés et dont la moitié devaient être saouls et venait à peine de ressortir de leur putain (NDA : le mauvais effet de Got en quelques phrase). Anya était pour le moment à court d'idées. Elle avait bien pensé au poison, mais jamais elle ne trouverait jamais ici quelqu'un capable de les concocter, ou de lui fournir les ingrédients. Sur Terre, le problème aurait été rapidement soluble, mais ici elle n'y connaissait rien. Enfin elle, ou plutôt sa femme de chambre, pouvait toujours essayer. Fiora était la seule personne en cette ville qui était au courant de ses agissements. C'était donc elle qu'elle envoyait chercher quelqu'un de supposé compétent pour chaque nouvelle malheureuse tentative.
Elles étaient toutes deux debout face à face. La nuit était tombée sur la ville et sa chambre était éclairée par quelques imposants chandeliers rayonnants dans toute la pièce. Anya se tenait droite, les mains posées sur les hanches et écoutait d'une oreille attentive sa domestique.
"- Il ne faut pas vous fier à sa condition, je l'ai déjà vu à l’œuvre. Ses potions ont guéri en un clin d’œil la cuisinière alors qu'on la croyait perdue. Et qui sait sauver une vie sait aussi donner la mort."
Elle restait perplexe. Faire confiance à un esclave, cette idée ne lui plaisait que moyennement. Mais au point où elle en était, ma louve n'avait plus rien à perdre.
"-Et comment peux-tu être sûre de sa fiabilité ?
-Je ne le suis pas entièrement, mais qui que soit la personne à qui vous demandez ce genre de services, vous ne serez jamais à l’abri d'une éventuelle trahison."
Elle n'avait pas tort... Et puis après tout elle n'avait que tout à gagner. Car si jamais il venait à dire mot de cette affaire, sa parole n'aurait aucune valeur face à la sienne. Les risques étaient donc très maigres pour ne pas dire inexistants.
"- Bien, je veux que tu me le présentes dans ce cas. Il pourra me fournir en plantes et en connaissances."

Scène 4 : Un mensonge en entraîne un autre

-Mon Dieu Fiora, si mon mari apprend ça, il va me tue, gronda-t-elle en sortant de sa peau de louve.
-Il n'en saura rien, Anya. Nos activités nocturnes resteront secrètes, répliqua Fiora en riant. Tu es certaine de trouver ce qu'il te faut.
-Pour éviter que des gênes se répandent comme une nécrose, il y aura sans doute les plantes qu'il me faut, fis-je.
-Mais comment as-tu appris tout ça ? lança-t-elle.
-Tu veux vraiment savoir ? lançai-je pendant qu'elle acquiesçait frénétiquement. J'ai longtemps vécu avec des personnes hors-la-loi, et les armes du faible permettaient parfois de s'en sortir sans perdre trop d'hommes. L'on m'apprit maintes et maintes potions, presque plus que des positions de combat. Et ma nourrice a raison, ça va être utile. Reste-là, je préfère tomber seule si je dois chuter, souffla Anya en s'en allant.
La vérité était autre, la jeune louve ne voulait pas que Fiora connaisse ses activités nocturnes. Pour l'ingénue, elle n'était encore qu'une fille à qui le destin avait donné trop de coups.
La rue était vide, sombre et pleines d'odeur. Mais, cette auberge allait m'apporter la solution.
-Jolie demoiselle. Bien jolie pour mon modeste établissement. Que puis-je faire pour vous ?
-J'ai quelques animaux bien encombrants, hasarda-t-elle d'un ton des plus innocents. Un bien dérangeant qui empeste la maison et nous dérange par ses bruits à longueurs de nuit, seulement mon cher mari ne veut pas s'en débarrasser.
Elle ne semblait absolument pas y croire. Elle affichait un sourire étrange et amusé.
-J'ai ce qu'il vous faut. Vous n'avez qu'à lui donner ça tous les soirs.
-Souffrira-t-il ? Demanda-t-elle.
-Seulement si vous y ajoutez de la sauge, cela sera plus douloureux. Particulièrement si il est âgé, il pourrait même en arrivé à se tordre de douleur sous vos yeux.
-Ça ne sera rien par par rapport à nos longues nuits éveillées.

Scène 5 : La mort ne consulte aucun calendrier

"-Jaime ! JAIME !"

Penchée sur mon mari à demi-nu, elle ne put s'empêcher de suivre du regard les résultats du poison. Sa vieille carcasse était secoué de soubresauts et son regard en aurait presque été attendrissant. Le pauvre bougre souffre d'étouffer.
Elle se lève en petite tenue, le caressant une dernière fois du regard avant d'aller ouvrir la porte. Elle n'avait guère envie de briser un tel instant, elle voulait profiter au maximum de tous ce qu'allais lui apportait sa mort. De pauvre épouse, elle allait prendre le rôle de veuve endeuillée.Le statue de Jaime lui apporterait bien des avantages, comme des revenus, une fortune, un nom et des tickets d'entrées. Aussi horribles soient-elles, ses années de mariage apportaient avec elle des relations.
-Aidez-moi ! AU SECOURS ! Jaime se meurt !
Elle retient de justesse un petit sourire, en même temps, les larmes semblaient couler sur ses joues. Elle se remit paisiblement sur le lit et admira les effets sordide du poison. Il était parfait, et le dosage était pile celui qu'il fallait.
-Voilà mon cher époux. Je te rassure, je ne suis pas enceinte. Crois bien que j'ai tout fait pour l'être, mais le Ciel n'a pas voulu. Ces quelques mois n'ont pas suffit. Néanmoins, je récupère mon héritage et cette belle demeure... si cela vous convient, je reprendrais aussi mon si cher nom de Lindholm que j'ai quitté à regret durant ces 10 mois de bagne. Souffrez-vous ? Demanda Anya. Évidemment que vous souffrez. Diable ! Ajouta-t-elle en lui tapotant les joues. Ce n'est pas joli à voir, mais bien plus drôle que de martyriser des pauvres animaux. Je regrette de devoir vous dire adieu mais nous serons plus heureux ainsi, vous comme moi d'ailleurs.
Elle me relève, passe encore la tête par la porte en hurlant :
-AIDEZ-MOI ! Sil vous plaît, sauvez-moi ! Répéta-elle avant de se tourner vers son mari. La fin est proche. Sachez que j'ai quand même goûté au plaisir dans les bras de maintes autres personnes que les vôtres dont celui de ma si tendre Fiora. Pars devant, je te rejoindrais. Je ne te demande pas de me pardonner, ni même de me recommander auprès de Dieu, je ne le mérite pas.
Un dernier sursaut Jaime retomba mollement sur son oreiller, les yeux entrouverts, avec une grimace de douleur. C'est presque à regret qu'elle détourna le visage de cette scène. Il semblait apaiser, et cela l'insupportait au plus au point. L'avoir vu se tordre de douleur, secoué de spasmes la remplissait d'une impression de liberté.
-Adieu demeure sordide, je ne te regretterais pas. J'ai à faire ailleurs.




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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:35

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Aussi folle sera leurs passions, aussi loin les emmènera-t-elle, leur destin les entraînera. Chaque espoir les enfonceront au plus profond du gouffre. Insensiblement, l'action tragique fait son œuvre, jusqu'à dépeupler la scène

Scène 1 : Tous les hommes mentent et savent qu'ils mentent. Leur vérité, c'est leur poison

Le bal masqué battait son plein. Anya salua Ned. Le jeune homme emmenait une jeune fille sur la piste de danse et n’avait pas le temps de s’arrêter. Mais elle lui fit promettre de lui réserver une danse. La jeune louve songeait avec plaisir qu’on pourrait encore discuter de l’idéal politique.
Ses yeux verts accrochèrent un regard perçant. Son cœur bondit. Ainsi, il était là. Lui. L’homme auquel elle pensait chaque jour et qui ne quittait pas ses pensées. Elle désirait plus que tout le sentir près de moi. Elle ne devrait pas, elle le savait. Il y a quelques temps, j'ai appris que Tareg avait été assassiné. Et sa seule piste est cet homme si puissant. Edwin Bal Dregus, l'on raconte que c'est lui qui l'a assassin, un jour, sans le vouloir en état d'ébriété. La vengeance est la sainte ambroisie de Lucifer. Elle allait se faire une joie de se débarrasser de lui, et lentement. La douleur de savoir qu'une fois de plus on lui avait tout pris avait manqué de la rendre folle. Et la vengeance l'attend encore. Anya l'avait ré accueilli dans mon être comme une vieille amie seulement perdu de vue. Elle s'était parfaitement imbriquée entre la colère et les larmes, lui apportant les armes de continuer.
Edwin n’était qu’une proie. Il devait donc être surveillé. Il était un homme à femme. En conséquence, elle devait le séduire pour lui soutirer des informations. Mais au fur et à mesure de leur jeu du chat et de la souris, elle sentait qu'elle-même étais prise dans ses filets. Au début, elle pensait qu'elle tenait juste à sa vengeance mais maintenant, la demoiselle était consciente que ce n’était pas cela. Elle le voulait.
Il s’approcha d'elle, baisa sa main et s’éloigna mystérieusement dans le couloir, hors du salon où se trouvait la fête. Quelques instants plus tard, je sortis à mon tour. Il faisait très noir et, derrière son loup, elle ne distinguait rien. Mais tout à coup, elle sentit l’odeur de son parfum, sa peau chaude contre la sienne et Edwin la colla contre le mur. Son souffle devint court. Elle ne voulait sentir que ses mains contre ses hanches, ses lèvres contre son cou. Elle voulait passer ses paumes dans ses cheveux. Il frôla ses lèvres contre les siennes puis s’éloigna. Le charme fut rompu. Anya ouvrit les yeux et le vit partir avec un mince sourire alors qu’un groupe de jeunes femmes passaient devant elle en babillant. Mon dieu, que lui arrivait-il donc ? Se pouvait-il qu’il s’agisse… ?

Scène 2 : Un beau visage est un traître qui se fait craindre et qu'on regarde avec plaisir

"-Savez vous les bruits de couloirs ?
-Non, contez-moi donc.
-Vous n'avez donc pas entendu la rumeur ? murmura une courtisane, caché derrière un éventail, celle sur la nouvelle femme de Jaime. Le pauvre homme profite bien de sa richesse.
-Encore une ? C'est la combien ? Je parie qu'elle est stupide et jeune, encore une pauvre pucelle qui s'est fait avoir, ajouta sa camarade, un air conspirateur sur le visage.
-Tu te trompes, s'écria-t-elle en fermant son éventail, Linäe m'a dit que cette femme a un regard à vous glacez le sang et qu'en réalité, c'est une louve...
-Vraiment ?
-Je te promets. Et il paraît qu'elle a du sang sur les main depuis sa naissance, souffla-t-elle.
-Quelle horreur ! Ce n'est qu'une simple nonsos, c'est une catastrophe. Que fait l'impératrice ? Heureusement qu'on veille sur nous et qu'on nous protège de ses fous."
Elles regardèrent tout autour, des fois que des oreilles indiscrètes traînent. Elles ne voulaient pas perdre un ragot si croustillant. La première courtisane me montra alors du doigt et continua
"- Tu sais que le pauvre Jaime est mort peu après. Je suis sûre que c'est la faute de cette femme. Elle a profité de lui, comme d'autres profite d'une glace. C'est qu'elle a réussi son coup. Cette arriviste figure sur l'héritage, elle aura tout ou presque.  C'est une démone, un suppôt de Satan. Ce n'est qu'une arri...
-Je vois que l'on parle de moi. Cela fait au moins deux jours que je n'avais pas entendu de rumeurs sur moi. Vous voulez peut-être la vérité ? souria Anya.
-Non, c'est bon, nous n'avons rien dit."
Elle leur fit un dernier sourire carnassier pour les faire fuir. Dans un bruissement de satin, elles partirent. Parfait, elle ne supporte pas que ces idiotes s'approchent de la réalité. Son histoire ne devrait jamais être raconté, elle est née dans un monde qui n'est pas le leur et elle vit dans la lumière, pour mieux n'être qu'ombre. Elle était devenue une ombre parmi les ombres. AutreMonde aussi bénéficiait de son petit réseau mafieux, elle savait ce qu'elle faisait, la petite terrienne avait toujours vécu dans ce sang. Elle ressentait tout de même un léger pincement de cœur, elle n'avait pas de magie et elle n'en aurait jamais. elle ferait disparaître la magie de ce monde, et il se noiera dans ma vengeance.

Scène 3 : Cachée derrière le masque d'or

Seule dans son petit cabinet, Anya admirait et comptait ces fioles. Cinq petits joyaux de cristal, concoctés avec amour. Elle les observa lentement, un sourire fin sur son visage au combien innocent. Elle caressa les reliefs, puis remit quatre des fioles dans un petit coffret d'or. Elle avait un bal ce soir, et un rendez-vous d'affaires. Anya fabriquait des armes qui tuaient discrètement et se camouflaient facilement. Sa dernière trouvaille ? Une aiguille cachée dans une pierre précieuse d'un collier. Contrairement aux croyances de pauvres imbéciles, on tue facilement avec une aiguille.
Elle s'arma tout de même d'un petit Tricrocs, qu'elle glissa sous sa tenue. Elle s'était préparée seule ce soir, le thème de la fête étant "Mythes grecques et romains" et qui de mieux qu'une Terrienne pour illustrer le propos de cette civilisation. Elle avait une stola crème, flottant autour d'elle, ses cheveux avaient été teint en blond pour l'occasion. La coiffure était sophistiquée, mais semblait elle aussi portée par le vent. Elle avait tout de même des spartiates et un petit fourreau à la ceinture. Vénus avait toujours été bien plus guerrière qu'Aphrodite.
-Mademoiselle ! l'appela Jade en frappant discrètement à la porte, il est temps !
Anya vérifia une dernière fois sa tenue, la présence du précieux joyau et sortit.
Le bal était sublime. Anya avait eu quelques problèmes avec le château de Travia. Facétieux, ils ne se supportèrent pas pendant quelques temps, puis il finit par devenir son allié, et l'aider dans chacune de ses magouilles. Bien utile, c'est une évidence. Et la compagnie lui étais bien plus agréable que bien d'autres formes de vie organiques.
Son arrivée ne passa pas inaperçue. C'était bien une Vénus et quelle sombre beauté . La demoiselle avait le regard fuyant, l'une de ses bretelles tombait, démasquant la naissance d'un sein parfait. Il était impossible de voir quelque chose de plus parfait que le visage de cette louve, rien de plus suave et de plus voluptueux que ses courbes, rien de plus élégant et de plus noble que ses traits, rien de plus glorieux que de rêver un jour la posséder. Elle semblait détenir l'exquise vérité des vénéneuses beautés. Elle n'était pas de ses beautés calmes que l'on peut aimer sans haïr. La majesté qui appartient au trait de haut lignage n'avait pas sa place. Dédain, malice et cruauté. Assurément féroce, prenez gardes à vous, si elle vous aime.
Vénus saluait ses amis, cachés derrière son loup, elle murmurait des mots trompeurs à l'oreille des hommes. Elle déhanbulait dans la salle de bal, l'air rêveuse, en réalité, elle cherchait son client. Lorsqu'elle le repère, elle s'approcha de lui et lui dit :
"-Monsieur, je suis honorée que vous vous soyez tourné vers moi, déclara Anya derrière son éventail.
-J'ose espérer que ce sera dans mon intérêt, autant que ce fut dans le vôtre.
-De même. Voici la pièce que vous m'avez demandée. C'est un saphir, comme selon vos souhaits. L'aiguille est bien évidemment enduite de  poison. Les perles autour en contiennent des doses. Les bleus clairs sont pour endormir et les turquoises tuent.
-Parfait, je crois que je vous dois votre agent, répondit le client en s'approchant, elle l'embrassa et lui glissa l'argent dans son soutient-gorge. C'est une joie de joindre l'utile à l'agréable avec vous.
-Tout le plaisir et pour moi. Vous avez les cartes en main. Seulement, si l'on vous demande de qui vient le collier, c'est de cette Cinna, votre amante qu'il vient, répliqua Anya en s'en allant.
Elle continua de se promener lorsqu'un homme l'attrapa par derrière et lui proposa une danse. Il était costumé comme Auguste. Quelle belle ensemble que ces Dieux réunit dans une seule danse. Il lui chuchota à l'oreille :
-Charmant personnage avec qui vous discutiez. Mais avec les mains baladeuses en gage de votre collier.
-Ne faites pas vos propres conclusions, elles pourraient vous jouer des tours !
Anya s'esquiva avec légèreté. La nuit était promise pour un jeu à deux, ils dansaient au fil de la nuit. Elle avait envie de répondre à l'appel du jeu, et de retirer le masque. Tout n'était qu'une folle course poursuite à travers les salles. Elle ne savais pas qui il était, il ne savait pas qui elle était. Seul le crime les retenait ensemble. C'est une quête sans fin, et le jeu n'est pas prêt de se terminer. Ils se recroiseraient et que donnera leur rencontre ?




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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:36

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Scène 1 : L'ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi

Un capuchon noir sur le visage, la chef du Lys noir allait remplir un contrat. Particulièrement juteux, et intéressant pour la jeune brune. Il parait que cet homme enquêtent aussi sur son réseau. Juste une raison de plus de s'en débarrasser. Son client était persuadé que c'était lui l'auteur de la lettre de menace mystère. Encore une ruelle sombre, un peu plus et elle mourrait dans d'atroces souffrances dans l'un de ses coupes-gorges. AutreMonde était bien trop sécurisante, c'est sans doute pour cette raison que les gens meurt si vite.
Elle sent sur sa cible aucune odeur de peur. Il semble même animé d'une tranquille assurance, elle s'approche de lui et lui sourit. Une femme ? Oui, elle est bien une femme, celle qui va t'apporter la mort.
"-Ainsi, c'est vous, Mademoiselle Lindholm, la chef du Lys Noir.
-Arti, je présume ?"
Ils se jaugèrent du regard. Il ne semblait pas mauvais. A voir alors, peut-être pourrait-elle lui trouver une utilité, avant de le tuer. Tout n'était qu'utilité dans le cœur de cette femme. L'on raconte qu'elle assassine vêtue de rouge, pour faire mieux ressortir son cœur noir.
"-Vous présumez bien. L'on raconte partout que vous avez assassiné votre mari, de sang froid qui plus est. L'on raconte aussi que vous êtes la fille d'un démon et d'une pucelle.
-J'ai bien peur d'avoir pris du démon.
-La rumeur disait donc vrai, vous avez bien tué votre mari. Je n'osais croire ces pérégrinations de donzelles lors des fêtes, mais apparemment, il leurs arrive de parler intelligemment. Je suis sûr que l'on pourra trouver un arrangement. "
Anya se colle contre lui, d'un doigt lui caresse la joue et dégage ses cheveux. Elle le sent tout contre son corps, se battre pour résister à la tentation. Elle ressentait toujours un petit échauffement au coeur avant de tuer, comme si le risque était trop grand. Terrible erreur que de douter de sa capacité à tuer.
"-Tu n'aurais jamais dû parler, Arti."
Le loup et l'humain se mélangeait dans une seule et même voix. Elle semblait gronder quand l'odeur de la peur envahit ses narines. Une véritable putréfaction, cependant, il avait bien raison d'avoir peur. Déjà les fines mains d'Anya cédait la place à des pattes poilues et de griffes tranchantes garnies. Elle commença à lui ouvrir lentement la gorge, sans l'achever.
"-Au secours, geignit-il, je vais mourir.
-Sans doute, j'en suis la première désolée, continua-t-elle de cette même voix  de louve. Tu n'aurais pas dû vouloir jouer au plus malin, tu n'aurais pas dû penser que la magie te sauverait, tu n'aurais pas dû clamer tes bêtises sur tous les toits. Le secret m'est indispensable et je n'ai pas temps à perdre avec un maître-chanteur de pacotille. J'ai besoin de me venger. De tuer cet infâme Bal Dregus, et pour ça, j'ai besoin de tranquillité. Pars devant, nous finirons nos comptes sur OutreMonde, il reste tant de choses à faire. Tu paies ta bêtise au prix fort, mais il me reste trop de dettes pour en contracter des nouvelles, surtout auprès d'hommes pareils."

D'un geste, elle acheva sa macabre entreprise. La gorge ouverte, le sang glouglouta quelques instants avant de se tarir. Le corps tomba au sol dans un bruit sourd, elle prit bien garde de retirer toutes traces de son passage. Elle agissait comme un robot, méticuleuse, elle aurait presque pu faire ses gestes les yeux fermés. Mais fermés sur quoi ? Sa mort ne lui faisait rien, le vide avait presque plus de consistance. Elle avait trop souffert, vue trop d'horreur pour abandonner si près du but. La vie ne lui avait pas laissé le choix. Vicieuse et cruelle, c'est ainsi les seules armes qu'on lui avait laissé pour survivre.

Scène 2 : Les pêchés parlent, le meurtre crie

"-Anya ! Regarde !"
Fiora arriva, les cheveux en batailles et ses yeux lançaient des éclairs. Anya se releva légèrement de ma position alanguie sur le fauteuil. La paix l'avait gagné quelques instants et elle s'était laissé aller dans l'abandon le plus désirable. Son amie avait dans la main une lettre qu'elle donna à Anya. D'un air suspicieux, Anya parcourut la lettre du regard.
"-Qu'est-ce ?
-La liste des victimes des Sangraves. Tu les soutiens Anya et regarde tout le mal qu'ils font. Arrête tout. Sil te plait, sors de ces sordides tourments. De plus, l'on raconte partout que tu as tué ton mari.
-Mensonge et calomnies odieuses !
-Mais... Tu es allée voir l'empoisonneuse...
-Pour ne pas avoir d'enfants, sombre idiote. Je n'allais pas me laisser engrosser par ce porc, s'emporta-t-elle, pas pour assassiner un crétin qui allait crever avant moi. "
Fiora la regarda d'un air terrifié, peu habituée à ses crises de colères, ses accès qui lui rappelaient qu'elle n'était pas une coquille vide.
"-Je suis désolée, finit Anya, seulement, ces racontars me sont insupportables."
Fiora avait soudain dans le regard une tendre détermination. Plus prompte à emmener Anya vers l'amour pour son amie. Sa seule faiblesse en vie.
"-Ne me mens pas ! J'ai vu les fioles, je te demande juste d'arrêter d'apporter ton aide à la gangrène d'Autre-Monde."
Elle continua sa tirade encore longtemps, emportée dans ses arguments mièvres et naïfs. Lentement, Anya contourne l'ottomane, se rapprochant de Fiora. Ses yeux n'exprimaient que très peu de tristesse, effacé l'attachement ressentit. Juste un vide, un vide assez profond pour qu'elle s'y perde entièrement. La planète qui devait la sauver ne faisait que de la traîner dans le gouffre un peu plus à chaque instant. Elle n'avait pas encore touché le fond, que déjà, sa folie s'emplit de sang. Elle continuait à s'approcher de lui, Fiora ne sentait pas le danger, jusqu'à lui murmurer à l'oreille :
"-Pauvre folle. Tu aurais dû te taire."
Cette voix, elle ne la reconnaissait pas, dénuée de toutes intonations. Elle glissait ses doigts autour de son cou et serrait, lentement.
"- Je ne voulais pas t'assassiner, mais tu gênes. Tu dois sans doute regretter de m'avoir sauvée..."
Elle resserrait encore un peu sa prise sur son cou blanc. Fiora se débattait avec la force qu'inspire le désespoir, inutile. Ses prunelles s'injectaient de sang au fur et à mesure que sa prise ne cédait aucun détour sur ses attentions à son égard. Son teint virait au bleu tandis qu'Anya finissait :
"-Adieu Fiora. N'oublie pas d'embrasse Tareg de ma part."
Elle cessa de gigoter, pour n'être plus qu'un pantin, Anya relâcha enfin son étreinte mortelle. Le corps s'écroula dans un bruit sourd sur le parquet. Elle ne lui jeta même pas un regard, vérifia seulement que personne n'avait pu la voir et que les domestiques étaient bien partit. Un homme du Lys Noir l'aidera à s'en débarrasser. Ce meurtre de sang froid ne lui faisait rien. Anya venait d'assassiner Fiora, son amie d'enfance, sa compagne de toujours, son premier amour. Elle lui devait la vie ! Pourtant, elle ne ressentait rien, pas un seul tressautement de tristesse, pas le moindre frisson de crainte. Une simple poupée, même la vengeance semblait arrêter de rugir, pour seulement ronronner dans les noirceurs de son esprit.

Scène 3 : Dame de Pique, c'est la panique

Pourquoi toute sa vie se passait-elle de nuit. Elle vivait la nuit et dormait de jour ? Même pas, le jour, elle jouait son rôle de veuve. Si elle poursuivait son propre but, le Lys noir avait besoin d'argent et enchaînait les contrats. Des vols simples, même si ils se sont spécialisés dans les armes. Ils avaient quelques meurtres, mais rien de comparable, la main mise de la guilde des Assassins n'est pas prête de bouger, ils sont trop anciens. Leur voler quelques contrats reste tout de même merveilleux.
Quelques fois, l'on devenait même des gardes du corps. La peur qu'avait amené les Sangraves sur Autre-Monde n'en était que meilleure pour les affaires. Si certains faisaient des efforts pour se réconcilier avec ceux qu'ils aiment, d'autres profitaient du bazar régnant pour achever une vengeance. D'aucun pense ne les critiquer, tous font pareil. Et celui qui ne frappe en premier, mourra. Les règles n'étaient pourtant pas plus simple et souvent, la situation devenait incontrôlable. Omois et le Lancovit parlent beaucoup, les Résistants agissent et rassurent. Inutiles, vain et naïf.
Anya se glissa comme une ombre sur le balcon, elle vérifiait autour d'elle que son client était en sureté. Un riche marchant vilain qui avait peur des assassiner. Certains de devenait juste parano, mais elle avait le pressentiment qu'il avait raison. Elle n'entendait plus les bruits des gardes. Ses imbéciles se baladaient en riant trop fort, comme pour bien annoncer leur présence. Le silence la fit se mettre en position de combat et sortir un poignard.
Un bruit de pas, léger comme une plume. N'importe quel humain l'aurait raté, mais elle n'était plus une humaine. Lorsqu'il arriva sur le balcon, elle se jeta sur la silhouette et comprit vite que sous forme humanoïde, elle prendrait trop de temps. Anya se transforma en loup. Le pelage blanc et les yeux bleus, elle n'avait jamais compris pourquoi elle avait hérité de ses caractéristiques physiques. Son sang russe peut-être, mais si peu discrète soit cette couleur et si tachante soit-elle, Anya l'adorait. Elle finit par prendre le dessus, mais elle était blessée. Elle se retransforma en humaine et grondât en voyant l'état de ses vêtements. Une magnifique côte de mailles rutilante.
"-Tu vas payer pour mes vêtements Assassin de pacotille. Ton nom !"
Son poignard en argent sous la gorge du captif. Elle resserra sa prise en le sentant bouger.
"-Cylas Pearon et qui es-tu louve ?"
Dans un même temps, il la tourna et se mit au-dessus, elle avait toujours son poignard, mais elle se sentait démunie. Pour la première fois depuis longtemps.
"Aïka Fuwa, cher Cylas. Ce nom est connu dans le métier, maître des Assassins. Mais tu ne rempliras pas ton contrat."
Aïka Fuwa, il lui fallait bien une seconde identité lorsqu'elle retournait au dernier étage des enfers. C'était son deuxième prénom japonais et le nom de famille de sa mère. Un semi-mensonge. Anya était la partie encore pure de son être, le lieu où l'espoir subsiste. Tandis qu'Aïka, c'est la partie démoniaque, avec elle, elle s'aventure dans un cauchemar de sang, un supplice de sensualité bafoué, le délire et la folie.
Il sembla étonné, mais l'étincelle disparut aussi vite qu'elle était venue. Elle le repoussa et se dit que jamais elle n'avait vu pareil homme. Logique, pensa-t-elle en remarquant les oreilles pointues. Un elfe, ou demi-elfe.
Le combat commençait à s'éternisait, parades et coup s'enchaînaient dans le silence le plus complet. Aïka ou plutôt Anya se sentait revivre. Elle savait qu'à partir de maintenant, ils ne cesseront jamais de s'opposer et qu'il cherchera toujours à la contrer et à lui nuire. Surtout qu'elle lui infligea un échec, le client du Lys Noir ne mourrait pas.

Scène 4 : Si ta position est indéfendable, tu peux toujours la conquérir

Elle devait être malade, ou une infamie de cette sorte. Peut-être possédée ? L'idée qu'un démon sadique prenne possession d'elle ne lui été pas embêtante. Il devait être assez sadique pour lui faire abandonner toutes souffrances et empathie. Elle le sentait depuis quelques années jouer avec elle, la laissant dans le répit avant de la reprendre dans ses bras. Elle l’avait détesté au début, puis avait conjugué sa vie avec lui, comme un couple étrange et invisible mais uni pour toujours, devant Satan.
Elle avait appris à le connaître, à l’apprivoiser, à ne plus le craindre. Elle avait découvert que son démon la poussait à des gestes qu’elle ne pouvait accomplir seule, que grâce à lui, elle ne craignait nulle souffrance, que seules les limites qu’elle se fixait étaient valables. Et elle ne s'en imposait aucune, consciente que le mot impossible n'a sa place ni sur Autre-Monde, ni dans le cœur de son démon.
Longtemps, elle avait réfléchit à la portée de son geste. Ce n'est qu'après deux semaines que la réponse lui apparu. Rien ne lui apportait plus qu'elle même. Elle se savait folle en réalité et l'accepter parfaitement.
Anya ne laissa même pas échapper un frisson en mettant le point final de sa lettre. Elle avait couché sur ses quelques lignes la mort de plusieurs gêneurs. Après avoir plié la feuille, elle y apposa sa marque distinctive, il lui restait une seule chose à régler. Elle avait retrouvé son si cher Takeshi, une flamme s'était rallumé pour quelques temps dans son esprit. Ils passaient leur nuit ensemble, et il lui rappelait l'odeur de la Terre.
"-Que fais-tu petite colombe ? demanda Takeshi, tu vas attraper la mort"
Elle s'approcha de lui et se colla contre son torse. Il avait changé et son visage n'était plus aussi rieur. Elle lui caressa la joue, l'embrassa et murmura :
"-La mort m'a toujours tourné autour de nous avec sa faux, Hadès n'a pas jugé que je représentais grand intérêt. Je ne vois pas pourquoi cela changerait aujourd'hui. Elle a fauché ma mère et mon père sous mes yeux, puis mon si cher frère ainé. Elle a même si finit par me prendre Fiora. Pourtant, je suis toujours en vie."
Elle le serra dans ses bras. La jeune louve laissa quelques instants reposer sa tête. Les battements de son cœur était si vigoureux. Elle caressait le dos de son amant. Suivant la courbe de ses côtes, ciel qu'il était beau. Aïka finit par relever la tête.
"-A croire que j'apporte la mort... Et aujourd'hui, c'est ton tour !"
Du geste fluide que requiert l'habitude, Anya sortit une lame et la mit sous la gorge de Takeshi. Il tremblait, mais elle ne serait dire de colère ou de peur. Il connaissait mieux que personne la trahison.
"-Anya ! Ne fais pas ça. Ne salis pas de sang tes mains.
-Elles en sont pleines depuis trop longtemps... Par ta faute. Pourquoi lui as-tu asséner une balle ?
-Pour ne pas passer pour un poltron, mais j'avoue que j'ai aussi rendu son coup, au centuple."
Elle le frappa de son autre main. Une trace rouge apparut sur la joue de Takeshi, la force du loup !
"-Adieu, murmura-t-elle en lui tranchant la gorge, j'aurais pu t'aimer."
La jeune fille venait de couper court avec l'un de ses plus beaux souvenirs d'enfance. Jamais encore son démon n'avait touché ce qui s’apparentait à son existence sur terre. Elle fixa ses mains, s'étonnant de n'est pas les voir se teintée de rouge. Anya baissa les yeux vers le corps sans vie de Takeshi et l'embrassa une dernière fois. Elle le serra tout contre elle, tachant sa tenue de cuir avec les roses carmins de son tendre amour.

Les yeux des hommes sont des poignards
Des métronomes toujours en retard
Ils nous admirent, puis nous insultent,
Nous traitent en reines, nous traitent de…

Scène 5 : Elle hésite, elle flotte : en un mot, elle est femme

"-Callio, apporte moi une de ses tasses de chocolats sur ma table et n'oublie pas les petits gâteaux avec, ordonna d'une voix douce main teintée d'autorité Anya."
La jeune Callio s'inclina et sortit à reculons de la pièce. Elle était bien plus discrète que Fiora et savait quand parler et quand se taire. Anya se replongea dans ses fiches. Elle étudiait la situation politique. Aujourd'hui, elle se détournait de son travail. L'absence de Dimitri se faisait sentir un peu plus à chaque instant. Elle prit un stylo et commença à écrire. Chaque jour, elle écrivait sa vie. Elle avait rédigé des tas de lettres et debillets. Elle passait de plus en plus de temps comme Aïka, cette fille n'avait aucune famille. C'est peut-être ce qu'elle voulait.
"-Mademoiselle ! Il y a une personne pour vous en bas, s'exclama la servante en entrant.
-Qui donc ?
-C'est un client, il m'a dit de ne rien vous dire. Je n'ai pas le choix."
Anya leva un œil dubitatif. Qui donc menaçait sa domestique. Il allait sentir sa douleur. Elle pris ses lettres, les glissa dans un tiroir de son boudoir  et la ferma à clé qu'elle glissa à son cou. Elle hocha la tête et suivit Callio dans les couloirs. Ce n'était pas le comportement habituelle de sa servante. Par discrétion, elle ne lui en souffla mot. Ce ne fut qu'en arrivant dans le salon qu'elle découvrit la surprise.
"-Dimitri !"
Elle ressentit une intense chaleur dans sa poitrine et elle se jeta dans les bras grands ouverts de son frère. Le geste instinctif d'une sœur vers son unique frère.
"-Tu es là ? Depuis quand es-tu ici ? Oh... Comme tu m'as manqué. Tu n'imagines pas à quel point je t'ai cherché ? Comment es-tu arrivé ? Comme tu as l'air pâle, ton voyage s'est passé comment ? Qu'est-il arrivé après mon départ. Je n'ai pas eu de nouvelles de toi depuis tellement longtemps. Je veux tout savoir ! "
Cette émotion si longtemps retenu s'échappa sous la forme d'une larme qui glissa furtivement sur sa joue. Jamais elle n'avait pleuré de joie, et cela déclenchait un agréable fourmillement dans sa poitrine. Plus de dix ans qu'elle ne l'avait pas vu.
"-Calme-toi mon Aïka, ma douce colombe, je suis là, soupira-t-il d'une voix lasse. Il y a trop à raconter et peu de temps."
Aïka conduit son frère dans le salon et le convia à s’asseoir. Elle entendait déjà les rumeurs, sans doute penseraient-ils qu'elle avait un nouvel amant. Elle intima à Callio de leur apporter du chocolat et des petits gâteaux.  
"-La Terre est détruite, brulée, calcinée. Aucune vie n'est possible. Je suis parti, les clans de yakuzas ont été entièrement détruit. J'ai cru... j'ai cru que j'allais mourir. Ma survie ne doit qu'à la chance. Je suis alors parti et j'ai mis très longtemps à te retrouver chère colombe."
Anya ne lâchais pas sa main, de peur qu'il disparaisse. Un mince sourire ironique naquit sur le visage de Dimitri. Callio entra et déposa sur la table chocolat et gâteaux.
"-C'est ton tour de me raconter ton voyage, tout le long de ton absence, je vais te les faire lire, s'exclama Anya. Tu es de retour maintenant et nous n'allons plus nous quitter.
-Évidemment, mais j'ai entendu d'étrange rumeur sur toi...
-Mes lettres racontent tout. Il faut que tu saches une seule chose, ne me juges pas sur des simples faits.
-Tes complots s'ourdissent dans l'ombre. Tu seras ma sœur à jamais et tu ne sauras plus seule"
Le regard d'Anya pétilla de plaisir. Elle restait une veuve, mais avait officiellement un nom, un foyer chaleureux où se réfugier...

Elle songea alors à tout ce qu’elle avait vécu, et ce qu’elle vivait aujourd’hui. Elle était reine dans les salons, reine des cœurs. Elle était veuve, maîtresse entière de son ultime destin et dans ses yeux, au loin sur sa route, elle y voyait le visage d’Aélys plantait sur une pique, accompagnée de celle des autres usurpateurs.
Elle songea à ses petites fioles qui l’aidaient chaque jour et à Edwin Bal Dregus, son fougueux amant, qui la faisait frissonner sous les draps et la comblait la nuit. Elle vit son visage si pur, adorable et honnête, acceptant de se jeter aux pieds de sa cruelle maîtresse et de lui servir de coursier. Savait-il, qu'elle n'était pas une simple femme, savait-il qu'elle avait le pouvoir de le faire tomber. Pour lui, elle était deux personnes. La douce et dévote Anya, la sombre maîtresse-chanteuse, Aïka. Pour la jeune fille, c'était une vengeance, une proie...

"-Cette nouvelle est comme une nouvelle naissance, une naissance car j'ai retrouvé mon frère et mon unique foyer, fit-elle simplement, réellement touchée un doux sourire ourlait ses lèvres, avant que son démon ne l’emporte dans ses méandres nébuleux."




Dernière édition par Anya Lindholm le Sam 31 Aoû - 23:45, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:43

5 posts !? Ah je m'attends à quelque chose d'énorme là ! :haaa: 

Bienvenue à toi et bon courage pour ta (looooooongue) fiche ahah 

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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 16:58

REBIENVENUE LYYNETTE ! :haaa: 
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 17:12

Merci mes amours

Et vous aurez l'histoire complète dans 2 à 3 ans, facile. Mais, j'essaye de faire énorme pour celui-ci.
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 17:29

Si tu veux Lyly... xD Mais ne te prends surtout pas la tête, hein ! HAVE FUN !
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 18:20

Ca m'éclate en faite, aussi non, je m'embêterais pas. Et j'y vais tranquille
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mar 9 Juil - 23:41

Mdr hâte de lire l'histoire et puiis re-bienvenue, tant qu'à faire Smile
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mer 10 Juil - 11:28

Moi je vote toujours pour Evan :hihi: Rebienvenue parmi nous :hug: 

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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mer 10 Juil - 13:14

je m'attends toujours à un pire truc venant de toi :haaa:  rebienvenue ici I love youI love you
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Mer 10 Juil - 13:46

Vic : Merci :héhé: 

Mewyn : Je crois que je vais finir par la prendre en BSH :heaart: La question est devenue plutôt BSH ou plutôt louve

Milosz : Mais non, mais non, j'ai prévu que du tout à fait normal. :string: 
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Sam 27 Juil - 20:17

Un deux ! Un deux !

J'en appelle à toutes personnes qui voudrait un lien avec ma petite Anya/Aïka, j'ai fini ma fiche et j'attends un peu pour savoir si vous voulez un lien. Ou sinon, j'ai fini... enfin presque.

*Vous allez oublié ce DP et tout ceux qui suivront*
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Sam 27 Juil - 23:18

*même pas de TP*

J'ai enfin fini ma fiche, de quelques 11 465 mots et 68732 lettres, ma fiche est enfin finit.
Je m'excuse auprès de l'admin qui s'en chargera pour sa longueur et pour les fautes, il y en a surement pas mal.
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Dim 28 Juil - 17:20

Il va falloir corriger un maximum de fautes afin de pouvoir être validée Wink Sinon, ta fiche est parfaite ! I love you

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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Sam 31 Aoû - 23:47

Logiquement, il doit plus rester grand-chose, j'ai tout relue 3 ou 4 fois, j'en peux plus.

J'espère que c'est bon ? :brilll: *va prier plus loin*
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   Dim 1 Sep - 0:10


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Félicitations ! Tout est en ordre ! Tu es désormais un membre à part entière d'AutreMonde. L'ensemble du staff te souhaite un bon jeu parmi nous. Tu obtiendras bientôt un beau rang tout beau tout neuf, ainsi qu'une jolie couleur qui te donnera le droit de poster sur tout le forum. + Tu en as bavé avec cette fiche, hein ? mouahaha C'était pour tester en fait, parce qu'on te déteste tous, tu vois ? :hihi:CECI EST UNE BLAGOUNETTE HEIN, on t'aime !monster Bref, je te valide ! I love you


. Tes nouvelles missions .

Tout d'abord, nous ne saurions te conseiller que de retourner jeter un coup d’œil aux sujets administratifs. Ceux-ci te permettront peut-être de comprendre un peu mieux notre univers.

Ensuite, passe recenser ton familier. Tu as envie d'un toit pour faire dodo sans craindre Demiderus qui rôde ? Alors rends toi dans ce coin là. Mais pour tout ça, il te faudra d'abord un travail, que tu pourras avoir ici.

Tu peux désormais t'intéresser au système des crédimuts, qui te permettra de gagner des tas de bonus. Plus d'infos ici et .

Pour bien t'intégrer au forum, tu dois aller te créer un sujet par ici et un autre par là.

Pour que les autres membres puissent suivre plus facilement l'avancée de l'histoire de ton personnage, crée toi aussi un journal de bord.

Pour que le forum puisse grandir comme il le mérite, nous te demandons également de venir voter régulièrement sur ce sujet. Ça prend cinq minutes, tu gagnes des crédimuts et c'est une bonne action.

Les autres membres t'attendent également sur le flood et la chatbox !  



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And you thought the lions were bad, well they tried to kill my brothers, and for every king that died, oh they would crown another. And it's harder than you think telling dreams from one another, and you thought the lions were bad. Well they tried to kill my brothers.
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MessageSujet: Re: Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité   

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Anya ♕ La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité

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